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Agrainage pour aménager votre territoire de chasse et éviter les dommages aux récoltes

L’agrainage est défini comme le fait d’attirer le gibier en répandant du grain sur le terrain de chasse. On le distingue du fourrage ou affouragement, qui décrit toute substance d’origine végétale, sauf le grain, qui sert à nourrir le bétail, comme les plantes, tiges, etc.

L’agrainage comme une pratique cynégétique est strictement régulé en France. Il peut être utilisé sur le grand gibier ou les oiseaux chassables, dans le respect de régulations fixées par département.

Si vous pratiquez l’agrainage sur votre territoire de chasse, ou pour éviter que vos récoltes ne soient endommagées par le grand gibier, nous vous proposons de nombreux appareils des marques Dörr, Moultrie et Eurohunt.

Quels sont les différentes sortes d’agrainage ?

On distingue les différents types d’agrainage en fonction de leur finalité. Alors que l’agrainage d’appât a pour principal but d’attirer le gibier sur un terrain pour l’observer ou l’éliminer, l’agrainage hivernal (aussi appelé fourrage) a pour rôle d’alimenter ou de compléter l’alimentation du gibier avec des minéraux et autres nutriments et l’agrainage dissuasif a lui pour objectif de prévenir les dommages causés aux cultures en éloignant les populations de gibier loin des récoltes. Cette dernière méthode d’agrainage requiert beaucoup de temps et de nourriture.

Grand gibier : comment agrainer ?

En fonction de la finalité de l’agrainage et de l’animal visé, vous devrez choisir un appareil différent. En effet, pour le grand gibier, vous aurez besoin de quantité de grain conséquente pour un agrainage dissuasif. Pour le petit gibier et le gibier d’eau, un simple seau avec des grains sera suffisant. De plus, l’agrainage peut aussi vous permettre d’observer la population du gibier sur votre terrain, si vous le combinez avec des caméras de chasse.

Agrainage sanglier : les différentes méthodes

Tambour d’agrainage

Les tambours d’agrainage occupent longtemps les sangliers et les cervidés sur le lieu d’agrainage et représentent une méthode parfaite pour l’observation. En effet, le mais contenu dans l’agrainoir tambour ne sort que sporadiquement du tambour par des petits trous. Afin d’obtenir la nourriture, l’animal doit sans cesse faire rouler l’objet pour faire sortie la nourriture.  

Agrainoir automatique

L’agrainoir automatique sert à nourrir et à agrainer les sangliers. Avec cet appareil d’agrainage automatique, vous avez la possibilité de régler individuellement la quantité et la durée d’agrainage, car la plupart des modèles sont programmables grâce à une minuterie. L’agrainoir automatique disperse la nourriture dans un certain rayon autour de l’automate. Cette méthode peut être utilisée pour l’agrainage dissuasif.

 Pierre à sel ou pierre à lécher 

La pierre à sel est un bloc de sel à lécher, composé de sels minéraux comme du zinc, et en particulier de chlorure de sodium. Le sanglier, comme tous les mammifères, a besoin de sel. En plaçant ce bloc de sel non loin des souilles, vous réussirez à fixer les animaux et éviterez que les sangliers ne s’attaquent aux écorces des arbres pour obtenir leur apport en minéraux quotidien. Il est conseillé de mettre une pierre de sel par 20 hectares. De plus, le sel renforce la résistance et la santé des animaux sauvages toute l’année durant.

Horloge à gibier analogue

Les horloges à gibier analogues arrêtent l’heure, lorsque que le gibier les fait tomber. Ainsi, vous savez quand le gibier se trouve à cet endroit. Cette méthode vous permet de connaître le comportement du gibier.

Agrainage en France: cadre juridique

Aux termes de l’article L.425-5 du code de l’environnement, « l’agrainage et l’affouragement sont autorisés dans les conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) ». De même, l’article L.425-2 de ce code précise que dans les dispositions de la SDGC doivent obligatoirement figurer : « les prescriptions relatives à l’agrainage et l’affouragement prévues à l’article L.425-5 du code de l’environnement ». Cela signifie que la SDGC, rédigée par la Fédération départementale des chasseurs (FDC) et approuvé par le préfet, représente la base juridique en ce qui concerne les pratiques d’agrainage. Dans le cas où il n’existe aucune SDGC, alors l’agrainage est interdit.

Il est à noter que même si l’agrainage est autorisé dans le respect des modalités fixées par la SDGC ou les conventions particulières entre les FDC et les gestionnaires de territoires de chasse, il est toujours interdit, pour le grand gibier, « la chasse à tir des ongulés à proximité immédiate de dépôts de sel ou de dispositifs d’affouragement ».

En effet, pour le grand gibier, l’agrainage et l’affouragement ont deux objectifs. D’une part, il permet de prévenir les dommages causés aux récoltes par les sangliers. Dans ce cas, c’est une pratique qui favorise l’équilibre agro-cynégétique. Il n’est justifié que lorsque les récoltes sont le plus vulnérables afin de limiter les dégâts.

D’autre part, le nourrissage des animaux peut aussi constituer un complément aux ressources alimentaires naturelles, nécessaire pour une alimentation moins riche, des conditions météorologiques difficiles. Cependant, ce cas doit rester exceptionnel.

En effet, il reste interdit d’attirer des animaux sur un territoire qui ne peut pas répondre à leur besoin dans le seul but de les chasser. De plus, il reste aussi interdit de tirer le gibier d’eau près des endroits d’agrainage.

Avant de pratiquer l’agrainage, quelque soit les raisons, veillez à vous renseigner des pratiques autorisées dans votre département.

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